Les frères italien Achille et Pier Giacomo Castiglioni [IT] figurent parmi les designer industriels les plus prolifiques et les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Au début des années 60, ils acceptent de relever le défi suivant : éclairer une table à manger sans percer de trous ni au plafond ni dans les murs. Ainsi est né le lampadaire Arco.

 

Leur solution s’est inspirée des lampadaires de rue. En effet, les lampadaires de rue projettent leur lumière à plusieurs mètres de leur base.

Le design demande de l’observation – Achille Castiglioni

croquis de la lampe Arco

 

La première idée des designers était de faire un socle, lourd, en ciment. Cette première idée a vite été écartée au profit d’un matériau plus noble.

 

Fait d’un bloc de 65 kg de marbre de Carrare, le socle du lampadaire rempli sa fonction sans nuire à son esthétique. Ce bloc de marbre, sans aucun raccord est travaillé de manière à ne pas se blesser.

 

L’abat-jour demi-sphérique comprend deux parties : un chapeau perforé pour éviter les risques de surchauffe et un réflecteur en aluminium poli mobile de manière à ajuster la projection lumineuse. L’abat-jour peut être porté à 2 mètres de sa base et ainsi profiter de la lumière sans être gêner par le socle.

 

Les fils électriques sont contenus dans l’arc en acier. Extensible, cet arc renforce le caractère emphatique de cette lampe.

 

Ce lampadaire figure comme la lampe Pipistrello dans la collection permanente du Moma à New-York. Il figure également dans la collection permanente du Triennale Design Muséum [EN] de Milan.Ce lampadaire est actuellement produit par Flos.

 

Je trouve ce lampadaire particulièrement élégant. Et vous ?

 

La lampe Arco de Flos : la réponse à un défi
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